1. Que faire en ville et aux alentours
**La médina et la corniche du Sebou.** Commencez par la médina de Kénitra, ses rues commerçantes et ses souks, puis par la promenade au bord du Sebou, le fleuve qui traverse la ville avant de rejoindre l'Atlantique. La corniche se prête à la marche et à la photographie, surtout en fin de journée.
**Le port fluvial.** Le port de Kénitra, sur le Sebou, est présenté comme le premier et unique port fluvial du Maroc. On le regarde depuis les berges : c'est un port de travail, pas une promenade aménagée pour les passagers, et aucun départ de bateau pour visiteurs n'est indiqué ici.
**La plage de Mehdia.** À l'ouest de Kénitra, à l'embouchure du Sebou, la plage de Mehdia, dans la commune voisine, est la plage de la ville : sable fin, vagues atlantiques, baignade et surf. Les sources la citent aussi pour le kitesurf. La houle atlantique y est forte : la prudence s'impose dans l'eau, et il faut se renseigner sur place sur les conditions du jour.
**La kasbah de Mehdia.** Au-dessus de l'embouchure du Sebou, la kasbah de Mehdia, aussi écrite Mahdiyya, domine la plage et le fleuve. Ses fondations remontent à un ouvrage portuaire du Xe siècle ; au XIIe siècle, le sultan almohade Abd al-Mu'min y établit un quai et un fort. Les Portugais s'en emparent en 1515, les Espagnols y construisent un fort en 1614, et le sultan alaouite Moulay Ismail la reconstruit en 1681 et lui donne son nom actuel. Les murs, les portes et la vue sur l'embouchure sont ce qui reste à voir aujourd'hui.
**Le lac et la réserve de Sidi Boughaba.** À l'est de Mehdia, le lac de Sidi Boughaba est une lagune côtière d'eau douce, au cœur d'une réserve protégée. Le site est classé zone humide d'importance internationale au titre de la convention de Ramsar depuis 1980, et plus de 200 espèces d'oiseaux y sont recensées, dont des flamants roses, des hérons et la sarcelle marbrée, une espèce menacée. Les sentiers longent le lac entre dunes et bois de genévriers rouges, une végétation rare sur cette côte. C'est le lieu de Kénitra pour l'observation des oiseaux et la marche tranquille.
**La forêt de Maâmora.** Entre Kénitra et Rabat s'étend la forêt de Maâmora, décrite comme la plus grande forêt de chênes-lièges du Maroc. Elle se parcourt à pied, pour une marche ou un pique-nique, et les familles s'y rendent nombreuses dès les premiers jours du printemps. Restez sur les sentiers : c'est une forêt exploitée, pas un parc urbain.
**Thamusida, le site antique.** Sur la rive gauche du Sebou, près de Kénitra, le site de Thamusida conserve les restes d'un port punique devenu comptoir carthaginois, puis d'une ville romaine de la province de Maurétanie Tingitane, avec camp militaire, remparts, maisons, temples, bains et ateliers. C'est le site archéologique le plus marquant des environs, pour qui s'intéresse à l'histoire ancienne plutôt qu'aux plages.