1. Que faire dans la ville
**La médina.** Commencez par la porte Bab Lamrissa, l'une des plus anciennes et des plus grandes portes du pays, qui ouvrait autrefois vers la mer. De là, entrez dans la médina par ses ruelles étroites. Les souks vendent des produits du quotidien, des tissus, des épices et de l'artisanat, avec moins de pression commerciale que dans les grandes médinas touristiques. Le Mellah, l'ancien quartier juif, se trouve près de la porte principale. La place du Souk Laghzel, ancienne place de ventes, fait partie du cœur commerçant de la vieille ville.
**La Grande Mosquée et la médersa.** La Grande Mosquée de Salé, aussi appelée Masjid al-Tal'a, domine la médina. Elle remonte à l'époque almohade, au XIIe siècle, et compte parmi les plus grandes mosquées du pays. Les non-musulmans ne peuvent pas y entrer : on l'admire de l'extérieur, avec son minaret et la place qui l'entoure. À quelques pas, la médersa Abou el Hassan, école coranique mérinide du XIVe siècle, est un exemple fin de l'architecture traditionnelle, avec ses carreaux et ses plâtres sculptés.
**Les mausolées et les remparts.** Près de la Grande Mosquée se trouve le mausolée de Sidi Abdellah ben Hassoun, saint patron de la ville, mort à Salé en 1604. Les non-musulmans ne peuvent pas y entrer, mais les portes ouvertes laissent parfois entrevoir l'intérieur. Au nord-ouest de la médina, près de la mer, le mausolée blanc de Sidi Ahmed ben Achir surplombe le cimetière, les rochers et l'océan. Sur les remparts, le Borj Adoumoue, ou Bastion des Larmes, ancien fort et ancienne prison, devenu musée, regarde l'embouchure du Bouregreg.
**La poterie.** Salé est connue depuis des siècles pour sa céramique. Les ateliers de poterie du quartier d'Oulja, dans la ville, montrent le travail de la terre, de la cuisson à la peinture. C'est un artisanat vivant, pas une reconstitution : on y achète des pièces faites sur place.
**Le fleuve et la mer.** À l'embouchure du Bouregreg, la marina de Salé offre une promenade au bord de l'eau, avec vue sur la tour Hassan et la kasbah des Oudayas, sur l'autre rive. La plage de la ville, au nord de l'embouchure, est une plage publique de sable, fréquentée par les familles et les sportifs. La corniche Sidi Moussa, le long de la côte atlantique, est bordée de cafés et de petits restaurants. Au nord de la plage, un petit port de pêche marque la fin de la promenade.