1. Que faire dans la ville
**La place Jemaa el-Fna.** La place est le centre de la médina depuis la fondation de la ville au XIe siècle. Le jour, on y trouve des stands de jus, des tatoueuses au henné et des charmeurs de serpents. Le soir, des stands de nourriture s'installent, avec des musiciens, des acrobates et des conteurs. L'UNESCO a reconnu la place en 2001 comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel, inscrite en 2008. La place est un espace public : on ne paie que ce que l'on mange, boit ou donne aux artistes.
**Les souks.** Au nord de la place, le souk Semmarine est l'allée principale. De là partent des souks par métier : cuir, métal, bois, épices, tapis, lanternes, babouches. Les prix se discutent dans les souks : c'est l'usage, et il faut prendre le temps de comparer avant d'acheter.
**La Koutoubia, de l'extérieur.** Le minaret du XIIe siècle est le repère de la ville, visible de loin. La mosquée est un lieu de prière : les non-musulmans n'y entrent pas, mais l'extérieur et les jardins autour se regardent depuis la place et les rues voisines.
**Le palais de la Bahia.** Construit pour l'essentiel à la fin du XIXe siècle, le palais montre des cours, des jardins et des pièces décorées de bois, de plâtre, de céramique et de marbre. Il se visite à pied, dans la médina, au sud de la place.
**Les tombeaux saadiens.** Dans la Kasbah, près de la mosquée Moulay El Yazid, les tombeaux de la dynastie saadienne ont été redécouverts en 1917. Leurs chambres sont décorées de zelliges, de stuc sculpté et de marbre.
**La médersa Ben Youssef.** La première école sur ce site date du XIVe siècle, sous les Mérinides. Le bâtiment actuel est pour l'essentiel l'œuvre des Saadiens, reconstruit dans les années 1560 et achevé en 1564-1565. C'était la plus grande médersa du Maghreb, avec des cellules d'étudiants autour d'une cour à bassin central. L'école a fermé en 1960 et le bâtiment a rouvert au public comme monument en 1982, après une restauration achevée en 2022.
**Les jardins.** Le jardin Majorelle, à Guéliz, a été créé par le peintre français Jacques Majorelle pendant près de quarante ans. Ouvert au public en 1947, il a été acheté en 1980 par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, qui l'ont restauré. La villa abrite le musée berbère, et le musée Yves Saint Laurent a ouvert à côté en 2017. Les jardins de la Ménara, à l'ouest de la ville, sont un jardin d'oliviers autour d'un grand bassin. Au milieu des souks, le Jardin Secret est un jardin restauré, plus calme que les allées autour.
**Se détendre et apprendre.** Le hammam est un bain de vapeur traditionnel, avec savon noir et gant de crin, présent dans la médina comme dans certains riads. Des cours de cuisine ont lieu dans des maisons de la médina : on y prépare des salades, un tajine et du thé à la menthe, après un passage au marché. Des ateliers de cuir et de babouches existent aussi dans la médina.
**Sortir de la ville pour la journée.** La vallée de l'Ourika, dans les contreforts du Haut Atlas, mène à Setti Fatma, dont les cascades se rejoignent à pied par un chemin de pierres : il faut de bonnes chaussures. Imlil est le point de départ de marches dans le Haut Atlas, au pied du Toubkal, le plus haut sommet d'Afrique du Nord à 4 167 mètres. Les cascades d'Ouzoud, entourées d'oliviers, sont une autre sortie d'une journée. Essaouira, sur la côte atlantique, donne un autre visage : une médina face à la mer et du poisson frais. Le désert d'Agafay, près de la ville, est un désert de pierres, pas de dunes : le vrai Sahara n'est pas une excursion d'une journée depuis Marrakech.