Marrakech se parcourt avec deux logiques différentes. Dans la médina, on marche : les ruelles sont étroites et les voitures n'atteignent pas chaque porte. Hors de la médina, à Guéliz, à l'Hivernage et vers la Palmeraie, on prend un taxi ou un bus. Marrakech n'a ni tramway ni métro.
1. Se déplacer dans la ville
**À pied, dans la médina.** La médina est le meilleur terrain de marche de la ville. La place Jemaa el-Fna, les souks, la médersa Ben Youssef et les portes des remparts se relient à pied, sans transport entre chaque étape. Les voitures ne peuvent pas entrer dans beaucoup de ruelles, et un taxi dépose au point accessible le plus proche, jamais devant chaque porte. Dans les souks, on partage le passage avec des piétons, des vélos, des motos et des charrettes. Le soir, les repères sont la place Jemaa el-Fna et le minaret de la Koutoubia.
**À pied, à Guéliz et à l'Hivernage.** Guéliz est tracée en rues larges, avec des trottoirs et des passages pour piétons. On y marche entre les commerces, les cafés et la gare, et l'Hivernage voisin se parcourt de la même façon. La distance entre la médina et Guéliz se fait à pied par les grandes avenues, mais elle devient longue avec des bagages ou en pleine chaleur.
**Les petits taxis.** Les petits taxis circulent dans les limites de la ville. Ils transportent trois passagers au maximum. La loi impose le compteur, et le passager peut demander son usage avant de monter. Un petit taxi peut prendre un autre passager qui va dans la même direction : c'est une pratique normale, sans supplément pour le premier passager. Un petit taxi ne sort pas de la ville.
**Les grands taxis.** Les grands taxis sont des voitures plus grandes, souvent des Mercedes anciennes ou des Dacia Lodgy. Ils ne fonctionnent pas au compteur. Ils partent d'une station fixe, vers une destination fixe, et ils partent quand la voiture est pleine, jusqu'à six passagers. Ils servent pour les trajets hors de la ville, vers l'aéroport ou vers des villes et des villages voisins. La station principale se trouve à Bab Doukkala, près de la gare routière. Un départ privé est possible en payant les places restantes, après accord sur le prix avant de monter.
**Les bus de ville.** Un réseau de bus couvre Guéliz, l'Hivernage et les quartiers extérieurs, et il longe le périmètre de la médina sans entrer dans ses ruelles. C'est le mode le moins cher de la ville, utile pour un trajet direct entre deux points connus. Les plans de lignes trouvés en ligne sont souvent anciens : il faut vérifier le trajet du jour avant de compter sur une ligne précise.
**Les calèches.** Les calèches, voitures à cheval, stationnent près de la place Jemaa el-Fna et le long des remparts. Elles servent pour une boucle touristique autour des remparts, pas pour un trajet utilitaire d'un quartier à l'autre. Le prix se convient avant de monter.
**Ce qui n'existe pas.** Marrakech n'a ni tramway ni métro. Le transport public de la ville repose sur les bus et les taxis. Il n'y a pas non plus de gare ferroviaire à l'aéroport : le train part de la gare de la ville, à Guéliz.
2. Arriver à Marrakech et en repartir
**Par avion.** L'aéroport Marrakech-Menara, code RAK, est l'aéroport international de la ville. Il se trouve à quelques kilomètres au sud-ouest du centre, du côté de la Ménara. L'autorité aéroportuaire marocaine, l'ONDA, gère l'aéroport. Devant le terminal, on trouve une station de taxis et un arrêt de bus. L'aéroport n'a pas de liaison ferroviaire : on rejoint la gare de la ville par la route.
**Le bus de l'aéroport.** Une ligne de bus relie l'aéroport à la place Jemaa el-Fna, à Guéliz et à la gare de Marrakech. Elle est connue depuis longtemps sous le numéro 19, et son arrêt se trouve devant le terminal.
**Par train.** La gare de Marrakech, située à Guéliz, avenue Hassan II, est le terminus sud du réseau ferroviaire national de l'ONCF. Les trains partent vers le nord, vers Casablanca, Rabat, Fès et Tanger, avec des correspondances selon la destination. Marrakech ne se trouve pas sur la ligne à grande vitesse Al Boraq, qui relie Tanger à Casablanca : les trains de Marrakech sont des trains classiques. Il n'y a pas de ligne de train au sud de Marrakech. Pour aller vers le sud, vers Agadir, Essaouira ou le désert, il faut un car ou une voiture.
**Par car.** Les cars interurbains partent de plusieurs points, et il faut bien distinguer les stations. La gare routière de Bab Doukkala, hors des remparts, sert les compagnies locales et les petites destinations. La compagnie CTM a son propre dépôt près de Bab Doukkala, et Supratours, la filiale cars de l'ONCF, a sa station à côté de la gare ferroviaire. Les deux compagnies desservent les grandes villes du pays. Un chauffeur de taxi doit recevoir le nom exact de la station, sinon il peut déposer à la mauvaise gare routière.
**Par la route.** Marrakech se rejoint par la route depuis le nord, depuis Casablanca et Rabat, et depuis les villes du sud par les axes routiers. La voiture de location existe à l'aéroport et en ville, mais la conduite dans la médina n'a pas de sens : les ruelles ne sont pas faites pour les voitures, et le stationnement y est difficile.
3. Les trajets du quotidien
Pour un habitant, le schéma est simple. Les trajets courts dans la médina se font à pied. Les trajets entre la médina, Guéliz et l'Hivernage se font en petit taxi ou en bus, selon la distance et l'heure. Les trajets vers la Palmeraie, plus au nord, passent par la route, en taxi ou en voiture, car on n'y vit pas à pied entre les villas éloignées les unes des autres.
Le matin et le soir, les grands axes de Guéliz portent le trafic de la ville, et les abords de la place Jemaa el-Fna se remplissent de piétons, de motos et de charrettes. Un trajet qui semble court sur une carte peut prendre plus de temps aux heures de pointe ou en pleine chaleur. Pour un rendez-vous important, il vaut mieux partir tôt et garder une marge.
Les habitants qui travaillent à Guéliz et vivent dans la médina, ou l'inverse, combinent souvent la marche et le petit taxi : marche dans la médina jusqu'à une porte ou une grande avenue, puis taxi pour la partie en ville nouvelle. C'est ce découpage, marche puis voiture, qui fait le quotidien des déplacements à Marrakech.
4. Ce qu'un nouveau venu doit savoir d'abord
- **Marcher dans la médina, rouler hors de la médina.** Ne pas chercher un taxi pour chaque ruelle : aller à pied jusqu'à une porte ou une avenue, puis prendre un taxi.
- **Demander le compteur dans un petit taxi.** Avant de monter, demander l'usage du compteur. Si le chauffeur refuse, attendre le taxi suivant.
- **Convenir du prix avant de monter dans un grand taxi ou une calèche.** Ces deux modes n'ont pas de compteur : le prix se fixe avant le départ, pas à l'arrivée.
- **Nommer la bonne station de car.** Bab Doukkala, le dépôt CTM et la station Supratours près de la gare sont trois points différents. Donner le nom exact au chauffeur de taxi.
- **Vérifier le bus du jour.** Les lignes et les exploitants changent : vérifier le trajet et l'arrêt avant de compter sur un bus, surtout pour l'aéroport.
- **Prévoir de la monnaie et du temps.** Les petits commerces et les taxis fonctionnent souvent en espèces, et un trajet dans la médina prend toujours plus de temps que la distance ne le laisse croire.
- **Cette page donne des informations générales.** Elle ne vend aucun billet, ne garantit aucun horaire et ne vérifie aucun transporteur en particulier. Les horaires et les tarifs en vigueur se vérifient auprès de l'exploitant concerné : ONCF pour le train, CTM et Supratours pour les cars, et l'exploitant du réseau de ville pour les bus.